Le monde des geishas

Le Obi

le 15/03/2006 à 14h19

 Le " Obi " :



Le " obi ", ceinture le kimono. C'est le noeud qui s'attache dans le dos. Un obi peut mesurer trois mètres cinquante de long, sur cinquante centimètres de large. Enroulé autour de la taille, il va du sternum au nombril. Divers rembourrages sont indispensables pour donner au noeud la forme adéquate.

La différence entre une Geisha et une prostituée réside dans le port du " Obi ". Le obi chez une prostituée s'attache devant. Une femme qui doit ôter puis remettre son obi toute la soirée, ne peut prendre le temps de le rattacher chaque fois dans son dos.

Les jeunes filles geishas s'habillent de façon plus sophistiqué que les femmes geishas : des couleurs plus vives, des tissus plus voyants, un obi plus long. Une femme mûre portera son obi noué dans le dos " en noeud de tambour " (en forme de boîte), que l'on réalise avec une petite longueur de tissu. Une fille de moins de vingt ans, portera un obi spectaculaire et une apprentie geisha un obi en forme de traîne ou " darari boi ", noué au niveau des omoplates et dont les extrémités traînent presque par terre.

Quand une apprentie geisha marche dans la rue vous ne verrez que son obi, il couvre la majeure partie de son dos. C'est le poids du obi qui rend son port difficile.

La coiffure

le 15/03/2006 à 14h25

La coiffure :



Le " Wareshinobu " : le chignon ou pêche fendue.

La Geisha se fait coiffer une fois par semaine. Le coiffeur graisse les cheveux avec de l'huile de camélia pour leur donner un bel éclat puis cire la chevelure, ensuite en fait un gros chignon de la forme d'une pelote à épingles. Sur l'arrière cette pelote est fendue en deux parties égales. D'où le nom de pêche fendue, donné à cette coiffure. Pour faire ce chignon, on enroule les cheveux autour d'un morceau de tissu, sur l'arrière, à l'endroit où le chignon est fendu, on voit le tissu. Ce peut être n'importe quelle étoffe, de n'importe quelle couleur. Mais pour une maiko - du moins après une certaine étape dans sa vie (le mizuage) - c'est de la soie rouge. Quand une apprentie geisha est prête pour son mizuage, elle offre des " ekubo " (gâteau de riz signifiant fossette ayant un petit creux sur le dessus avec un minuscule cercle rouge au centre).

La plupart des innocentes n'ont pas idée de la façon dont ces coiffures en " pêche fendue " sont provocantes ! Imaginez, vous marchez dans la rue derrière une jeune geisha et vous voyez cette pêche sur la tête avec cette fente rouge. Qu'est-ce-qui vous viendrait à l'esprit ? Si cela n'évoque rien, alors servez-vous de votre imagination !

La geisha doit apprendre à dormir dans une position particulière pour ne pas se décoiffer. L'oreiller de la geisha, appelé " Takamakura " ressemble à un petit banc, avec un support rembourré avec de la balle de blé pour le cou. Ce n'est pas tant un oreiller qu'un support pour la nuque. C'est le seul moyen pour une Geisha de garder sa coiffure intacte en dormant.

Le maquillage

le 15/03/2006 à 14h29

 Le maquillage :



Un bâtonnet de paulownia séché sert à dessiner les sourcils.

Une crème jaune pâle (à base de déjections de rossignol) est utilisée comme crème pour le visage, cette décoction est sensée régénérer la peau.

Un morceau de cire est malaxé, puis appliqué sur le visage, le cou et la poitrine.

Des bâtonnets de pigments sont employés pour appliquer du rouge sur les joues.

Le rouge pour les lèvres : à cette époque, la mode était de maquiller seulement la lèvre inférieure qui ainsi paraissait plus pulpeuse.

La décoration de la nuque est très importante. Au Japon, un cou dénudé est très érotique. Si le mâle occidental fait une fixation sur les jambes des femmes, le Japonais regarde d'abord leur gorge et leur nuque, raison pour laquelle les geishas portent des kimonos décolletés dans le dos. On voit l'arête de leurs premières vertèbres dorsales. Une Japonaise qui découvre sa nuque, c'est un peu comme une parisienne en minijupe. Sur la nuque, on dessine un motif appelé " sansbon-ashi " - trois jambes -. On a l'impression de regarder la peau nue à travers les pointes effilées d'une clôture blanche.

Les chaussures

le 15/03/2006 à 14h31

 Les chaussures :

 


La geisha chausse des " zori " ou des " okobo ".

Les Zori sont des sandales en paille grossièrement tissés alors que ceux de la Geisha sont laqués.

Les okobo sont des chaussures en bois, pointues, assez hautes, avec des lanières laquées.

La geisha porte également des chaussettes blanches appelées " tabi ". Ces chaussettes se boutonnent sur le côté de la cheville pour en épouser parfaitement la forme.

La grande soeur

le 15/03/2006 à 14h33

LE RÔLE DE LA " GRANDE SŒUR " :



Quand une fille est prête à devenir apprentie-Geisha, elle doit nouer une relation avec une Geisha plus expérimentée : la " Grande Sœur ". La Grande Sœur n'est pas forcément plus âgée que la future Geisha dont elle assure la formation. Il suffit qu'elle soit son aînée d'un jour.

Lorsque 2 filles deviennent soeurs, elles procèdent à une cérémonie qui ressemble à celle d'un mariage.

Après quoi, elles se considèrent comme parente et s'appellent " Grande Sœur " et " Petite Sœur ", comme dans une vraie famille.

La Grande Sœur apprend à sa cadette comment réagir à une plaisanterie graveleuse : avec un subtil mélange de plaisir et d'embarras, lui dit quelle cire choisir comme base de maquillage. Mais son rôle va bien au-delà. Elle doit s'assurer que la novice saura attirer l'attention des gens qu'il lui serait utile de connaître. Ainsi, la grande sœur emmène la cadette dans Gion. Elle la présente aux maîtresses des maisons de thé qu'il lui serait bon de fréquenter, aux perruquiers, aux chefs des grands restaurants... Le soir, la Grande Sœur emmènera sa cadette dans les maisons de thé, pour la présenter à ses clients et autres protecteurs. L'uns d'entre eux finira probablement par devenir l'un de ses protecteurs, et par apprécier vivement sa compagnie. Si la Petite Sœur se conduit mal, la responsabilité retombe sur sa Grande Sœur. Une Geisha célèbre supportera tous ces aléas car lorsqu'une apprentie-geisha réussit, toute la communauté en profite. L'apprentie en bénéficie : elle peut payer ses dettes. Quant à la Grande Sœur, elle touche une part des honoraires de sa cadettes ainsi que les maîtresses des différentes maisons de thé que fréquente la jeune apprentie. Tout le quartier de Gion en profite car elle amène de nouveaux clients, qui font prospérer les affaires.

La destinée de toute future Geisha est entre les mains de sa Grande Sœur. Une Geisha connue ne mettra pas sa réputation en péril en prenant une Petite Sœur qu'elle juge obtuse, ou susceptible de déplaire à ses protecteurs.

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