Le monde des geishas

Ultra moderne geisha

le 15/03/2006 à 15h02
Satomi - Ultra moderne Geisha
Entretien avec Satomi, geisha et artiste performeuse

"Epanouissement", "respect", "divertissement", des mots que l'on ne s'attend pas forcément à entendre dans la bouche d'une Geisha, aussi moderne soit-elle. Il faut dire que Satomi est une personnalité spéciale dans ce monde très secret. Jeune occidentale qui réalise très tôt son rêve, elle participe également aux performances du body artiste Lukas Zpira. Rencontre avec une jeune femme passionnante, à qui nous avons demandé de visionner Mémoires d'une Geisha, le film.

Peux-tu nous raconter ton parcours, comment devient-on une geisha quand on est une occidentale ?
On ne le devient jamais vraiment si on parle au sens traditionnel du terme, car seule les Japonaises de souche peuvent entrer dans un okya (une "école de geisha", NDA). Mon parcours a donc été plutôt difficile et solitaire. J'ai presque tout appris en autodidacte avec l'aide d une amie mayko (apprentie geisha). Il m'a fallut apprendre le japonais, à jouer d'un instrument, certains art traditionnels, le port du kimono etc, seule.

D'où t'es venu ce désir d'entrer dans l'univers des geishas ? C'est un rêve de petite fille, comme devenir une "princesse" ?
Plutôt à un rêve d'adolescente, lié à un fantasme...

Comme il y a un code des samouraïs, il y a certainement un code très strict des geishas, quel est-il ?
Elle doit être gracieuse et subtile autant dans ses gestes que dans ses propos. Savoir flatter sans trop flirter et bien sur maîtriser les arts traditionnels. Elle doit également savoir maîtriser ses émotions et ne montrer que ce que l'on veut voir d'elle... ce qu' il peut y avoir de plus agréable chez une femme.

A ton avis, qu'est-ce qui, dans cette tradition, traduit les fondements psychologiques japonais concernant les rapports hommes/femmes ?
C'est une excellente parabole de la société japonaise, très patriarcale ou la femme n'y a qu'un rôle secondaire. Mais c'est aussi représentatif du respect que les Japonais portent aux choses raffinées. On peut également y voir une parallèle avec les jardins japonais ou les bonzaï - tout ce qui porte à la manipulation de la nature, pour la rendre plus proche d'un idéal plutôt que de sa réalité.

Tu aurais participé à l'élaboration du film Mémoires d'une Geisha.Quel fût ton rôle ? Consultante ? Conseillère ? Figurante ? Actrice ?
Non. J'ai failli, mais ce film est une vision beaucoup trop hollywoodienne de la geisha pour que je me compromette dans ce genre de projet...

Trouves-tu que l'adaptation cinématographique est fidèle à la réalité de la vie des geishas (en se replaçant dans l'époque évidemment) ?
Non, pas vraiment. Il y a un côté très anecdotique et cliché dans le film. Au Japon, dans les rapports sociaux, tout est dans la réserve. Il y a un terme pour cela - en fait deux pour être précise. Le premier définit ce que l'on ressent et le second ce que l'on montre. Il ne s'agit pas d'hypocrisie au sens où nous pouvons l'entendre, mais plus d'une forme de respect envers les autres à qui l'on n'a pas à faire subir nos états d'âme. De plus, la colère y est vue comme un signe de faiblesse, elle est très dévalorisante pour une personne qui s'y abandonne. Ce qui est vrai dans la société japonaise l'est encore plus pour les geishas. Les hommes qui les payent attendent d'elles le maximum. Il est impensable de voir une geisha se donner en spectacle et montrer ses ressentiments envers une rivale comme on le voit dans le film.

Mais ce film est-il pertinent justement, concernant le mode de vie des geishas aujourd'hui ?
Rien n'a vraiment changé dans leur mode de vie de geishas. En cela le film est intemporel. Mais c'est aussi parce qu'il n'y a pas eu d'évolution que ce milieu est sur le déclin. C'est peut être aussi ce qui fait leur intérêt, on va bientôt visiter les geishas comme on va au musée, mais il y a un vrai besoin de moderniser le concept si on veut qu'il survive.
C'est ce que j'ai été obligée de faire. J'ai pris ça comme un handicap au départ de ne pouvoir passer par la voie traditionnelle, mais cela s'est avéré être un avantage car je bénéficie d'une énorme marge de liberté qui me permet de rajouter à mon éventail de compétences, des choses comme par exemple la traduction (je parle anglais, français et japonais). Cela me permet d'être embauchée par des hommes d'affaire recherchant un service complet et raffiné. Les geishas d'aujourd'hui sont limitées à des fonctions qui ne sont plus vraiment en rapport avec les besoins des hommes d'affaire de notre époque. Le problème c'est qu'une Japonaise ne pourrait pas se permettre la même marge de liberté que celle que je m'accorde.

A ce propos, comment expliques-tu que ce phénomène perdure encore ?
Les traditions sont tenaces au Japon. Même si c'est un pays moderne. Elles en sont les bases et c'est à travers elles que le Japon garde son identité. Les Japonais ne voient aucun paradoxe dans le fait que des femmes soient en kimono dans des villes ultra modernes. Mais il est quand même de plus en plus difficile de plier les jeunes filles, ayant connu le monde au moins par la télévision, a la rigueur de la vie dans un okya.

Plus concrètement, quels sont les types de personnes qui réclament les services d'une geisha ?
Des hommes de pouvoir qui recherchent des moments agréables. Des hommes qui aiment se sentir flatter et respecter, servis et divertis loin du stress de leur vie de tous les jours. Se retrouver dans l'univers des geishas est un peu comme entrer dans un cocon.

Ces services sont-ils uniquement d'ordre érotique ou est-ce plus complexe ?
Etre en compagnie d'une femme qui se soumet, vous sert et vous flatte, parée des ses plus beaux atouts est évidement très érotique. Cela ne veut pas dire que ce soit sexuel, même si c'est parfois le cas. Mais en effet, contrairement aux idées reçues, cela est plus complexe qu'un rapport avec une call girl.

Aujourd'hui, tu es mariée avec le body artist Lukas. N'est-ce pas en contradiction avec ton activité ?
(sourire). Même si la frontière entre ma vie privée et ma vie professionnelle est faible, tous mes clients ne savent pas que je suis mariée. Mais je ne m'en cache pas. Cela me fait perdre quelques clients car certains caressent toujours l'espoir de pouvoir accéder a ce qui leur parait intouchable. Ça en motive d'autres, ceux qui aiment le challenge. Ça dépend si l'on est du côté des optimistes ou des pessimistes.

Finalement, que retires-tu de cette expérience aujourd'hui ?
En dehors du côté financier qui est loin d'être négligeable, et du fait que ce travail me permet de voyager beaucoup, la vie de geisha est un véritable art de vivre. C'est extrêmement enrichissant à tous les niveaux. Comportemental et intellectuel. Ca m'a véritablement permis d'évoluer, et ça m'aide à m'épanouir.

Tu as aussi une passion pour le body art, peux-tu nous en parler ?
Je suis tatouée, scarifiée, piercée et je réalise aussi maintenant des performances avec Lukas. Je pratique le kinbaku, le bondage traditionnel japonais depuis plusieurs années. J'ai appris avec un maître japonais dans les règles de l'art mais comme tout ce qui se rapporte à mon travail, il est très intéressant pour moi de sortir du cote purement traditionnel. C'est ce qui quelque part fait ma spécificité.

Quelles sont, aujourd'hui, tes autres activités et tes projets pour l'avenir ?
Nous préparons le livre tokyolovedoll, un livre de photos réalisé par Lukas qui prolonge l'univers que j'ai commencé à développer avec mon site
tokyolovedoll.com ; le livre sortira vers la fin de l'année chez hors éditions. Pour finir, je te signale l'ouverture du site photo de Lukas pour le 15 mars : www.blowyourmind-productions.com.

Memoires d'une geisha

le 15/03/2006 à 15h09
Voiçi les débuts de la création du film:
Adapté d'un best-seller d'Arthur Golden
Projet de longue date, Mémoires d'une geisha est l'adaptation du best-seller homonyme d'Arthur Golden. C'est Steven Spielberg qui acquit en 1998 les droits du roman pour le transposer à l'écran.

Actrices pressenties
Julyana Soelistyo et Maggie Cheung figuraient parmi les actrices pressenties pour incarner respectivement O-Kabo et Mameha.

La valse des réalisateurs
Le projet est passé entre les mains de Steven Spielberg, qui avait acquis les droits du roman, Brett Ratner, Spike Jonze et Kimberly Peirce avant de voir le jour sous la direction de Rob Marshall.

Musique composée par John Williams
John Williams qui avait composé la bande son des trois premiers volets d'Harry Potter a refusé de faire Harry Potter et la coupe de feu pour se consacrer à la musique de Mémoires d'une geisha pour laquelle il a reçu un Golden Globe.

La légende de la geisha
Les geishas existent depuis plusieurs siècles au Japon. Leur nom vient du mot "gei" qui signifie "art" en japonais. Ni épouses ni prostitués, ces femmes hautement respectées dans la société gagnaient leur vie en divertissant des hommes puissants par leur beauté, leur élégance et leurs dons artistiques. Les hommes étaient prêts à payer cher pour devenir leur "danna", leur maître. A la fois danseuse, chanteuse et musicienne, la geisha maîtrise l'art de la conversation et se rendaient dans les soirées données dans les maisons de thé. Elles existent encore aujourd'hui mais dans une proportion beaucoup plus faible.

Maîtriser l'art de la geisha en six semaines
Les geishas avaient une manière très élégante de se tenir et de se comporter qu'elles apprenaient dès leur plus jeune âge. Elles maîtrisaient à la perfection la danse et la pratique d'un instrument à trois cordes, le shamishen. Afin d'aider les actrices à acquérir ces pratiques, le réalisateur Rob Marshall a mis en place six semaines de formation intensive à Los Angeles avec une équipe d'experts. Durant leur apprentissage, les actrices ont dû s'habituer à porter un kimono, pris des cours de danse et de musique. Pour les encadrer, Rob Marshall a fait appel à Liza Dalby, la seule occidentale à avoir vécu et travaillé comme geisha au Japon, qui avait collaboré avec Arthur Golden pour l'écriture de son roman.

La confection des kimonos
Le kimono est le costume traditionnel de la geisha. Colleen Atwood, la costumière a confectionné à la main 250 kimonos pour les besoins de Mémoires d'une geisha.

Un sumo devenu présentateur
Le sumo qui a remporte le combat dans Mémoires d'une geisha n'est autre que le professionnel Mainoumi, qui avait atteint le grade de Champion junior. Il s'est retité des championnats en novembre 1999 et est actuellement présentateur pour la chaîne NHK.

Des pousse-pousses recyclés
Les pousse-pousses de Mémoires d'une geisha avaient déjà été utilisés Le Dernier samouraï d'Edward Zwick (2003). Une décoration a été ajoutée pour qu'ils ressemblent à la période des années 30.

Un maquillage traditionnel
Noriko Watanabe a respecté le maquillage traditionnel des geishas, avec la peau pâle, les cheveux noirs et et la bouche rouge. Le fond de teint blanc, porté par les geishas lors des grandes occasions et par les Maiko (apprentie geisha) lors des sorties en public était appliqué sur le visage, le cou, le haut du dos et les mains. Une équipe de 65 techniciens a été formé pour reproduire le maquillage de l'époque.

Lieux de tournage
Constatant que le quartier de Gion, à Kyoto, où est censée se dérouler l'action du roman dans les années 20 et 30, était trop moderne, la production a décidé de le reconstituer comme il était à l'époque sur le site de Ventura, près de Los Angeles. Une partie du tournage eut également lieu dans les jardins japonais de Saratoga, en Californie. Le tournage s'est poursuivi au Japon pour y filmer des lieux authentiques.

Fiche Technique
Budget : 85 000 000 $
N° de visa : 112968
Couleur
Format du son : Dolby SR + Dolby SR-DTS & SDDS
Format de projection : 2:35.1 Cinémascope
Format de production : 35 mm
Tourné en : Anglais

Pour finir...

le 15/03/2006 à 15h11
Réalisation
-------
-------------------------------------------------------------------------

Réalisateur :
Rob Marshall


Acteur(s)

---------------
-----------------------------------------------------------------

Say
uri : Ziyi Zhang
Hatsumomo :
Gong Li
M
ameha : Michelle Yeoh

le pré
sident : Ken Wat
anabe
Nobu :
Koji Ya
kusho
O-Kami
: Kaor
i Momoi
O-Kabo : Youki Kudoh

le génér
al : Kenneth Tsang
Li
eutenant Hutchins : Paul Adelstei
n
un solda
t :
Brannon Bates
le
chauffeur : Michael Chen

la tante
: Tsai Ch
in
le GI saoul :
Chad
Cleven
l
e pêcheur japonais : Craig H.
Davidson
l'off
icier saoul : Cameron Duncan

Chiyo :
Suzuka Ohgo



Scénario, Production

------
--------------------------------------------------------------------------

Scé
nariste : Robin
Swicord
Doug
Wright
P
roductrice : Amy Pascal

D'après l'oeuvre
de Arthur Golden
Produc
tion Columbia Pictures, U.S.A.

Red Wagon Entertainment, U.S.A.
DreamWorks SKG, U.S.A.

Spyglass Entertainment, U.S.A.
Amblin Entertainment, U.S.A.


Equipe Technique

---------
-----------------------------------------------------------------------

Composit
eur John Williams
Directeur de
la photographie Dion Beeb
e
Costumiè
re Colleen
Atwood
Di
recteur artistique Gret
chen Rau
Mon
teur Pietro Scali
a
Chef d
écorateur John Myh
re
Produ
cteur exécutif Gary Barber

Roger Birnbaum
Bobby Cohen
Mixage
Kevin O'Conne
ll
Greg P. Russell

Rick Kline

John Pritchett
Mo
nteur son Wyli
e Stateman

Distribution
-
-------------------------------------------------------------------------------

Distribu
tion Columbia Pictures, U.S.A
.
Mars Distribution, France

Le mizuage

le 15/03/2006 à 15h33
LE MIZUAGE :

Une apprentie devient geisha après son mizuage.

Le mizuage consiste en l'achat de la virginité de la geisha par un homme.

Sa virginité est en quelque sorte mis en vente au enchère et c'est le plus offrent qui l'obtient...

Quand une apprentie geisha est prête pour son mizuage, elle offre des " Ekubo " (gâteau de riz signifiant fossette ayant un petit creux sur le dessus avec un minuscule cercle rouge au centre) aux hommes pour qu'ils le sachent...

Geisha animée

le 15/03/2006 à 15h42
Cliquez sur l'image!

©2006 - Bloxode.com est un service gratuit de Lexode.com - Prévenir d'un abus - Conditions d'utilisation