Le monde des geishas

4.La panoplie

Le kimono

le 15/03/2006 à 14h17

 Le kimono :


Le kimono constitue l'élément essentiel de la garde robe. Les kimonos enveloppés dans des papiers de soie sont rangés dans un petit local. Dans ce local se trouvent des étagères sur lesquelles des boîtes en laque rouge sont empilées le long du mur jusqu'au plafond, formant 2 remparts entre lesquels on peut à peine passer. A chaque extrémité du local, il y a des bouches d'aération avec des lattes très fines. Sur chaque boîte des idéogrammes indiquent à qui appartient le kimono. Les Geishas redoutent les incendies en raison de la valeur de certains kimonos. Ainsi, les kimonos les plus précieux sont stockés dans un coffre, à la banque.

Tous les kimonos sont de la même longueur, quelle que soit la femme qui les porte. Aussi doit-on replier le tissu sous l'obi - excepté pour les très grandes femmes -.


Il est rare qu'une geisha prête les kimonos de sa collection personnelle. Citons au passage le célèbre créateur de kimonos de l'époque : Arashino. Le plus cher des kimonos coûtait largement plus que le revenu annuel d'un paysan.

Sous le kimono, la geisha porte une combinaison :

- " Ro " (en gaze de soie légère, pour l'été), 

- ou " Hitoe " (non doublée pour l'automne).

Quand une geisha danse sur scène ou marche dans la rue, il lui arrive de soulever légèrement le bas de son kimono de la main gauche afin de se mouvoir plus facilement. Sa combinaison apparaît, dans la partie comprise entre sa cheville et le dessous de ses genoux. Ainsi, le motif et le tissu de la combinaison doivent-ils rappeler ceux du kimono. Le col de la combinaison dépasse, comme le col de chemise d'un homme qui porte un costume. Chaque jour, un col de soie est cousu sur la combinaison, le lendemain ce col est décousu puis lavé.



Le Obi

le 15/03/2006 à 14h19

 Le " Obi " :



Le " obi ", ceinture le kimono. C'est le noeud qui s'attache dans le dos. Un obi peut mesurer trois mètres cinquante de long, sur cinquante centimètres de large. Enroulé autour de la taille, il va du sternum au nombril. Divers rembourrages sont indispensables pour donner au noeud la forme adéquate.

La différence entre une Geisha et une prostituée réside dans le port du " Obi ". Le obi chez une prostituée s'attache devant. Une femme qui doit ôter puis remettre son obi toute la soirée, ne peut prendre le temps de le rattacher chaque fois dans son dos.

Les jeunes filles geishas s'habillent de façon plus sophistiqué que les femmes geishas : des couleurs plus vives, des tissus plus voyants, un obi plus long. Une femme mûre portera son obi noué dans le dos " en noeud de tambour " (en forme de boîte), que l'on réalise avec une petite longueur de tissu. Une fille de moins de vingt ans, portera un obi spectaculaire et une apprentie geisha un obi en forme de traîne ou " darari boi ", noué au niveau des omoplates et dont les extrémités traînent presque par terre.

Quand une apprentie geisha marche dans la rue vous ne verrez que son obi, il couvre la majeure partie de son dos. C'est le poids du obi qui rend son port difficile.

La coiffure

le 15/03/2006 à 14h25

La coiffure :



Le " Wareshinobu " : le chignon ou pêche fendue.

La Geisha se fait coiffer une fois par semaine. Le coiffeur graisse les cheveux avec de l'huile de camélia pour leur donner un bel éclat puis cire la chevelure, ensuite en fait un gros chignon de la forme d'une pelote à épingles. Sur l'arrière cette pelote est fendue en deux parties égales. D'où le nom de pêche fendue, donné à cette coiffure. Pour faire ce chignon, on enroule les cheveux autour d'un morceau de tissu, sur l'arrière, à l'endroit où le chignon est fendu, on voit le tissu. Ce peut être n'importe quelle étoffe, de n'importe quelle couleur. Mais pour une maiko - du moins après une certaine étape dans sa vie (le mizuage) - c'est de la soie rouge. Quand une apprentie geisha est prête pour son mizuage, elle offre des " ekubo " (gâteau de riz signifiant fossette ayant un petit creux sur le dessus avec un minuscule cercle rouge au centre).

La plupart des innocentes n'ont pas idée de la façon dont ces coiffures en " pêche fendue " sont provocantes ! Imaginez, vous marchez dans la rue derrière une jeune geisha et vous voyez cette pêche sur la tête avec cette fente rouge. Qu'est-ce-qui vous viendrait à l'esprit ? Si cela n'évoque rien, alors servez-vous de votre imagination !

La geisha doit apprendre à dormir dans une position particulière pour ne pas se décoiffer. L'oreiller de la geisha, appelé " Takamakura " ressemble à un petit banc, avec un support rembourré avec de la balle de blé pour le cou. Ce n'est pas tant un oreiller qu'un support pour la nuque. C'est le seul moyen pour une Geisha de garder sa coiffure intacte en dormant.

Le maquillage

le 15/03/2006 à 14h29

 Le maquillage :



Un bâtonnet de paulownia séché sert à dessiner les sourcils.

Une crème jaune pâle (à base de déjections de rossignol) est utilisée comme crème pour le visage, cette décoction est sensée régénérer la peau.

Un morceau de cire est malaxé, puis appliqué sur le visage, le cou et la poitrine.

Des bâtonnets de pigments sont employés pour appliquer du rouge sur les joues.

Le rouge pour les lèvres : à cette époque, la mode était de maquiller seulement la lèvre inférieure qui ainsi paraissait plus pulpeuse.

La décoration de la nuque est très importante. Au Japon, un cou dénudé est très érotique. Si le mâle occidental fait une fixation sur les jambes des femmes, le Japonais regarde d'abord leur gorge et leur nuque, raison pour laquelle les geishas portent des kimonos décolletés dans le dos. On voit l'arête de leurs premières vertèbres dorsales. Une Japonaise qui découvre sa nuque, c'est un peu comme une parisienne en minijupe. Sur la nuque, on dessine un motif appelé " sansbon-ashi " - trois jambes -. On a l'impression de regarder la peau nue à travers les pointes effilées d'une clôture blanche.

Les chaussures

le 15/03/2006 à 14h31

 Les chaussures :

 


La geisha chausse des " zori " ou des " okobo ".

Les Zori sont des sandales en paille grossièrement tissés alors que ceux de la Geisha sont laqués.

Les okobo sont des chaussures en bois, pointues, assez hautes, avec des lanières laquées.

La geisha porte également des chaussettes blanches appelées " tabi ". Ces chaussettes se boutonnent sur le côté de la cheville pour en épouser parfaitement la forme.

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